La hype : tous acteurs, tous victimesOpinion

La hype : tous acteurs, tous victimes

Il ne s’agit peut-être que d’une illusion, mais j’ai la farouche impression qu’on a assisté ces dernières années à un emballement de plus en plus effréné autour des sorties de jeux vidéo. Difficile de dater précisément le début de ce phénomène, si ça se trouve cette tendance que je crois vaguement distinguer n’est qu’une vue de l’esprit qui est due à ma propre trajectoire en tant que journaliste spécialisé. On pourrait en effet facilement me répondre que le principe même des critiques sanctionnées par des notes toujours plus hautes ne date pas d’hier et que la presse spécialisée a toujours joué le jeu de la surenchère autour des nouveautés. On ne m’enlèvera tout de même pas de la tête que ce petit manège prend aujourd’hui des proportions considérables avec l’explosion des budgets dédiés au marketing et le développement des réseaux sociaux qui font office de caisse de résonance. Étant donné que tout cela relève du ressenti personnel, je vais avoir du mal à vous fournir des chiffres pour étayer mes propos, je vais donc me contenter de retracer avec vous les éléments récents qui ont attisé mon raz-le-bol de cet engouement démesuré et éphémère que suscite chaque semblant de nouveauté.

Sommes-nous des moutons condamnés à voir passer impuissants le train de la hype ?

Sommes-nous des moutons condamnés à voir passer impuissants le train de la hype ?

Un soufflé peut en cacher un autre

Vous vous en doutez peut-être, mais c’est en travaillant sur le test de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain que cette fameuse moutarde m’est montée au nez. Il faut dire que le titre suscitait des attentes énormes : on espérait un véritable feu d’artifice de la part Kojima qui signait là ses adieux à la série. Les nombreux fans de la saga Metal Gear étaient chauffés à blanc la veille de la sortie, les déclarations d’amour fusaient déjà sur les réseaux sociaux et sur les forums, le tout porté par un flot de news qui semblait ne jamais vouloir se tarir. Les premiers avis de la presse spécialisée n’ont rien arrangé : ils étaient unanimes, il s’agissait d’un chef d’œuvre ! On a entendu qu’on tenait peut-être là le premier jeu véritablement « next gen », qu’il proposait une fin en apothéose pour l’ensemble de la série… Tout excité à l’idée d’effleurer la perfection du doigt, je me suis donc lancé dans l’aventure. J’ai découvert un jeu relativement bon dans sa forme, mais plutôt décevant dans son propos, et surtout doté d’un final en queue de poisson. D’ailleurs les révélations concernant du contenu tronqué n’ont pas tardé à émerger quelques semaines après la sortie. Le soufflé était déjà retombé, laissant la place au prochain « jeu du siècle »…

Le but de Kojima ne serait-il pas de nous mettre en boîte ?

Le but de Kojima ne serait-il pas de nous mettre en boîte ?

Je vous vois venir, j’aurai du me douter que le titre ne tiendrait pas toutes ses folles promesses. En effet, ces derniers temps on nous fait le coup du premier soft véritablement « next gen », voire du jeu de la décennie, plusieurs fois par an. Sur les douze derniers mois, on avait déjà eu droit au même couplet pour The Witcher 3 et pour la version PS4 et Xbox One de GTA V… Attention, il s’agit là encore de très bons titres, je me demande juste quelle signification donner à l’unanimité qui entoure leur sortie. Certes, l’aspect événementiel du lancement est en bonne partie à chercher du côté d’une solide stratégie de communication de la part de l’éditeur, mais ça ne fait pas tout. Il ne suffit pas d’une bonne campagne marketing pour que le jeu en question devienne le sujet de discussion central de toute la presse spécialisée, ni pour transformer de paisibles consommateurs en farouches défenseurs d’une licence fétiche. C’est un peu comme si se cristallisaient autour de ces lancements tous les éléments, toute l’attention nécessaire pour en faire des événements, pour qu’ils s’imposent d’eux-mêmes comme des faits d’actualité.

Un mouvement qui ne se limite pas aux bons coups de com’

Les plus complotistes d’entre vous n’auront sans doute pas tardé à y voir le signe d’une main invisible, d’un méticuleux travail de manipulation, mais force est de constater que même les campagnes marketing les plus paresseuses peuvent porter leur fruit. On en a eu un exemple récemment avec le teasing organisé par Ubisoft autour de l’annonce de Far Cry Primal. Un simple dézoom sur une peinture rupestre a suffit à mettre en émoi toute une partie du net, ou tout du moins à susciter la curiosité et l’attente des milieux autorisés. Pourtant, il y avait de quoi être plutôt sceptique devant une telle annonce : non seulement la série quitte son cadre habituel, mais on peut aussi rappeler qu’il n’est pas forcément de bon augure de dévoiler un jeu seulement quatre mois avant son lancement… Bref, ajoutez à cela un petit leak avant la fin du teasing, et vous comprenez qu’il n’était pas évident du tout que le buzz prenne. Finalement, si cette annonce a fait actualité, c’est moins parce qu’elle était soutenue par un dispositif imposant, que parce que ceux qui l’ont relayée voulaient tout bêtement qu’il se passe quelque chose. En quelque sorte c’est leur attente qui crée l’attente, un phénomène qui s’auto-alimente même s’il tourne à vide, créant des sortes de bulles spéculatives concernant la qualité des jeux en question.

Far Cry Primal a réussi à faire parler de lui avec un dispositif de com' plutôt sommaire.

Far Cry Primal a réussi à faire parler de lui avec un dispositif de com’ plutôt sommaire.

On se rend bien compte que la hype engendrée par certains jeux n’est pas uniquement le fait de stratagèmes mis en place par des agences de communication lorsqu’elle touche aussi des titres indépendants. D’ailleurs les développeurs de ces derniers ont parfois du mal à gérer cet aspect. Actuellement, le cas le plus emblématique est certainement No Man’s Sky : de par son concept même (la découverte d’une immensité spatiale truffée de planètes singulières) le jeu a suscité énormément d’attentes dès son annonce. Aujourd’hui, alors que le titre n’est pas encore sorti, on assiste déjà à un essoufflement de l’intérêt porté au titre. C’est un peu comme si l’énorme engouement qu’ont provoqué malgré elles les équipes de Hello Games était en train de se retourner contre leur bébé que certains annoncent déjà mort-né. Il n’est pas évident de garder l’équilibre lorsque l’on surfe la vague de la hype, vous aurez toujours quelques ronchons pour chercher à vous pousser de la planche. Je dois bien avouer que je peux parfois tenir ce rôle bien malgré moi. Par exemple, j’ai beau adorer les précédentes productions d’Introversion Software et m’être éclaté sur une vieille alpha de Prison Architect, je n’ai pour l’instant aucune envie de relancer le jeu qui vient pourtant d’arriver en version finale. Je sais bien que le titre est certainement excellent, mais il a déjà été tellement porté aux nues que ça me coupe le désir de me lancer à corps perdu dans la folle aventure que constitue la gestion pénitentiaire.

La difficulté à trouver la juste distance

Je ne suis pas vraiment fier de me retrouver ainsi l’esclave d’une mode, parce que dans le fond une attitude de rejet n’est pas plus saine qu’un suivisme béat, dans les deux cas on se laisse dicter notre comportement par une tendance extérieure. Mais cette attitude permet de mettre à jour un mécanisme qui est sans doute central dans ces mouvements d’engouement puis de désamour collectifs : la soif de découverte. À mon avis c’est cette envie de nouveauté qui brouille nos perceptions, qui nous donne à voir des mirages, et c’est ce même élan qui crée la déception en venant se fracasser au réel ou tout simplement en s’émoussant une fois que l’objet de nos fantasmes a perdu de sa fraîcheur et de son originalité. Vous pensez que cette idée de découverte colle assez mal aux phénomènes qui entourent les blockbusters, ces jeux dont on semble tout savoir avant même leur lancement ? Détrompez-vous, ayant moi-même plusieurs fois cédé à la hype et attribué des notes que je qualifierai avec du recul comme parfois un peu trop hautes, je peux vous assurer que personne ne venait me mettre un couteau sous la gorge pour que je gonfle mon appréciation. C’est plutôt que j’étais sous le coup de l’effet de nouveauté : en faisant partie des premiers à mettre la main sur un jeu, on a, consciemment ou non, l’impression d’investir un territoire vierge. On retrouve donc bel et bien cette impression grisante de découverte qui peut venir brouiller un temps le jugement.

Même les moules dépendent des courants pour vivre...

Même les moules dépendent des courants pour vivre…

Si vous avez suivi le rythme des publications sur ExtraLife.fr, vous savez certainement déjà que l’une des solutions qu’on préconise pour se défaire de l’influence des modes est de prendre son temps. Quand les tests ou les news ne sont pas rédigés dans la précipitation, il y a forcément moins de chance qu’ils soient sous le joug de cet effet de découverte. On pourra nous reprocher de faire mine de réinventer la roue, les magazines papier sont par la force des choses plus ou moins déconnectés de l’actualité brûlante ce qui leur permet de traiter parfois le lancement des jeux avec un certain recul (sauf bien entendu lorsqu’ils sont conviés à des événements qui ont lieu avant même ceux organisés pour la presse web…). Mais surtout, il est illusoire de penser qu’il suffit de faire un pas en arrière pour se débarrasser totalement de l’influence de la hype : non seulement le pas en question peut être trop grand et donc s’apparenter à un rejet qui ne serait pas forcément justifié, mais aussi et surtout parce que, qu’on le veuille ou non, on baigne dans un environnement qui est ainsi régulièrement secoué par les vagues de la hype. Même la moule accrochée à son caillou dépend des courants pour vivre ! Plutôt que de viser une neutralité illusoire qui serait mortifère, mieux vaut chercher à comprendre les mouvements qui nous animent pour mieux les domestiquer.

Tombé sur Terre un peu par hasard, le blob dévore mollement tout ce qu'il trouve dans l'espoir de comprendre son environnement. Ne jugez pas trop sévèrement son appétit vorace ou vous risquez d'être au menu de son prochain repas.

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43 commentaires

  1. Erwann44220
    9 octobre 2015 à 20 h 18 min Répondre

    Le problème c’est pas le phénomène qui je pense a toujours exister, après les jeux sont médiatisés bien plus facilement qu’il y a 20 ans grâce à internet, le problème c’est que c’est tout un cinéma pour des nouveautées qui bien souvent n’en sont pas.
    Il y a eu deux seules nouveutées ces 2 dernières années, GTA V et dans une moindre mesure The witcher 3.

    1. Erwann44220
      9 octobre 2015 à 20 h 19 min

      Ces 3 dernières années pardon.

    2. Alouxator
      9 octobre 2015 à 21 h 52 min

      Non tu as raison, c’est bien il y a 2 ans qu’est sorti GTA V.

    3. ZoidbergForPresident
      9 octobre 2015 à 23 h 50 min

      Si j’ai fort apprécié certains pans de Witcher 3, je me suis ennuyé tout au long de GTA 5…

      Comme quoi…

    4. Alouxator
      10 octobre 2015 à 11 h 43 min

      Pareil. Le jeu est super bien fait mais je n’arrive pas à m’amuser dessus comme avec GTA IV.

    5. ZoidbergForPresident
      10 octobre 2015 à 19 h 40 min

      Le fait est que je n’ai pas adoré le 4 non plus. :P

      Mon préféré est le san andreas malgré que je n’ai jamais pu le finir à cause de ses bugs. :D

    6. Tolerances_Gamer
      11 octobre 2015 à 14 h 58 min

      @Erwann: va falloir que tu m’explique en quoi GTA 5 et the witcher 3 sont des nouveautés… Tous leurs mécanismes sont ULTRA connus. O.o

      GTA 5 n’est qu’une caricature d’un GTA qui n’apporte un réalité rien à la série, je trouve qu’il a aucune ame propre. Il ne fait que de la caricature sans réellement faire de critique de société comme l’ont fait les autre GTA avant lui. Pire pour une série qui a souvent été avant gardiste elle réutilise des mécanismes présent dans d’autre jeu! GTA 5 n’est qu’un jeu moyen en faite à mes yeux.

      Quand à the Witcher 3… Tu peux me dire ou sont les nouveautés? Il est excellent, très bien paufiné, très bien écrit mais il n’a rien de nouveau, c’est juste un bon jeu fait par des perfectionnistes.

      En faite on invente jamais, les idées viennent toujours de quelque part ^^

    7. masterpad
      16 octobre 2015 à 13 h 46 min

      « Il y a eu deux seules nouveutées ces 2 dernières années, GTA V et dans une moindre mesure The witcher 3. »

      il faut préciser dans quel cadre. Nouveau dans le produit jeuxvidéo? et bien je dirais 100 fois non à tes exemples.

      GTA5 et The Witcher3 sont des jeux fabuleux, qui porte leurs genre à un palier supérieur. mais ils n’échappent surement pas à un sentiment de terrain connu ou de redite à un habitué de leurs saga respectives.
      Depuis l’avènement des 1ère consoles HD il y a à mon avis eue très/trop peu de « nouveautés » dans le jeux vidéo.
      N’oublions pas que la Hype c’est avant tout une attente, une promesse.

      Si on reste sur le sujet des « produits pouvant justifier la hype » et qu’on s’accorde sur le fait que nouveauté ne rime pas toujours avec qualité, je dirais que la plupart des nouveauté du jeuxvideo ces 10 dernières années nous viennent de la sphère Nintendo.
      jouer à l’avocat ou au chirurgien, ou même aux décevant Red Steel (beat-em-all avec un flingue et une épée en motion capture) sont des expériences qui quelque soit l’appréciation finale me font me dire que quelque soit la hype qu’elles ont put ou pas généré, cela aurait été justifié.
      En dehors de la sphère Wii/DS
      mes notables dernières nouveautés sont :
      – la transformation du coup d’essai « Red Dead Revolver » de Rockstar en « Red Dead » Redemption »
      – Dead Space pour une retranscription poussé de l’ambiance oppressante par l’expérience sonore
      – Uncharted 2 mais on peut être contre je comprendrai
      – Dark Soul pour la noirceur de l’expérience autant dans la plastique que dans le gameplay.

      Donc si vous m’avez suivie vous comprendrez que je n’aie rien contre la hype en elle même, si le cahier de charge annoncé la vaut bien (No Man Sky) et que les antécédents du produit s y prête. Évidement la gestion les effets pervers c’est autre choses car il ya bel et bien une perte d’intérêt pour no man sky actuellement et toute ces dernière présentation subissent un bashing d’enfer.

  2. Alouxator
    9 octobre 2015 à 21 h 16 min Répondre

    Bethesda a bien compris qu’à trop attendre un jeu on finit déçu. C’est pour ça que Fallout 4 ne sort que 4 mois après son annonce.

  3. Pixelpirate
    9 octobre 2015 à 21 h 34 min Répondre

    Le problème de la hype, c’est qu’elle rapporte aussi bien aux éditeurs (précommandes, ventes du jeu) qu’aux sites de jeux vidéo (revenus publicitaires crées par le buzz + éventuelles opérations de sponsoring).

    Le traitement de Fallout 4 par jeuxvideo.com est édifiant : 83 news à ce jour, dont 14 rédigées avant même son annonce (sic). Quelques heures après le trailer d’annonce, on pouvait même lire sur le site : « quand pourrons-nous mettre la main sur ce joyau ? ». Bref, le jeu était déjà encensé par les journalistes eux-mêmes avant que quiconque ait pu mettre la main dessus. Sans parler des innombrables news du plus haut intérêt qui ont suivi (« le chien sera immortel ») ainsi que des dossiers de brand content déguisés sur tout un tas d’aspects de la saga. Il ne faut pas grand-chose d’autre pour influencer le lectorat. L’important, c’est d’éviter de faire le jeu de ce lavage de cerveau organisé, en évitant par exemple de précommander les titres longtemps à l’avance, quels que soient les goodies (souvent bidons d’ailleurs) offerts avec les fameuses versions « collector ».

    1. Alouxator
      9 octobre 2015 à 21 h 47 min

      J’ai bien fait de migré vers ExtraLife. C’est vrai que même si j’attends beaucoup Fallout 4, l’excès de news sur JVC est inutile et un peu trop « putaclique ».

    2. Erwann44220
      9 octobre 2015 à 21 h 52 min

      Le pire Pixelpirate, c’est pour Black Ops 3, jvc en vient presque à faire des pubs déguisées en dossiers qui se prétendent sérieux du genre « les jeux de guerre prédisent-ils l’avenir », « la place des femmes dans les jeux d’action » que des conneries comme ca.

    3. Petrus
      10 octobre 2015 à 8 h 18 min

      Je ne sais pas pour vous, mais j’ai trouvé le contenu de l’édition collector de Fallout 4 vraiment très très « cheap » …
      Un pip-boy en plastoc qui n’est rien d’autre qu’une coque pour Iphone …
      Ça ressemble même plus, d’après moi, à une escroquerie visant les fans !

    4. GardeSage
      10 octobre 2015 à 21 h 37 min

      Cela fait déjà longtemps que je ne précommande plus mes jeux.
      J’attends toujours six mois le temps que les bugs soit corrigés, et que la hype qui l’entourait se soit estompée pour qu’on obtienne enfin des jugements objectifs sur le produit fini.

      Finalement, ce sont nos attitudes de consommateurs qui définissent la manière dont les jeux sont produits. Lorsqu’on a compris ça, on réfléchit un peu plus avant d’agir sur un coup de tête.

  4. Demystificator
    9 octobre 2015 à 23 h 53 min Répondre

    Pour moi cette overhype est symptomatique de notre époque. C’est un problème de surcommunication.

    Il est tellement facile maintenant d’aller sur le net, de chercher le moindre indice concernant un titre, à sortir ou déjà sorti, que la pression du public augmente à vue d’oeil. On a par exemple le cas de Star Wars 7 où après le trailer, pleins de gens parlait de la BA asiatique qui contenait de nouvelles images !! Oui, une trentaine à tout casser sur une vidéo de 3minutes à 30images/s…

    Je pense que c’est un cercle vicieux qui s’est amorcé avec internet. Avant, on était informé d’un jeu que très peu de temps avant sa sortie à moins d’être abonné aux magazines et encore. Aujourd’hui, si on attends un nouveau jeu, on va vérifier régulièrement le net : « alors, toujours pas de Starcraft Ghost ? C’est que mon gamecube commence à prendre la poussière. »

    En parallèle, les éditeurs ont conscience qu’ils doivent communiquer à mort ; pour fidéliser la clientèle et aussi pour répondre à ces messages incessants « Quand est ce que tu fais HL3, quand est ce que tu fais HL3 ? ». Seulement, chaque studio voulant vendre plus et flatter sa base de fans, on est arrivés au même point que le cinéma : les oeuvres sont louées comme par permis avant la sortie et une fois sortie, bah… on parle d’autre chose.

    J’aimerai mettre ça en lien avec un article que j’ai lu ailleurs qui se demandait si les jeux n’étaient pas trop longs car les gens consomment de plus en plus et de plus en plus vite. Les gens n’ont plus forcément la patience de jouer tout seul dans son coin pendant 40heures ; il veut finir le jeu vite et en prendre plein la tronche. Surtout parce que tous les 3 mois, comme dit dans l’article ; il y a le nouveau jeu du siècle qui arrive.

    Cela résulte d’une grosse bagarre entre éditeurs. Ils veulent vendre leur jeu, c’est tout. Je me souviens de Deus Ex 2 : Invisible Wars. J’avais un magazine : « jeu de l’année, voire de la décennie » ; « liberté totale » « aucun jeu ne lui arrive à la cheville » alors qu’aujourd’hui, on en parle plutôt comme un jeu correct mais sans plus. Comme quoi ça existait avant.
    Mais aujourd’hui, comme on est sans cesse sur internet ou devant la télé ; on est rapidement touché par la communication marketing. On a même des vidéos partenaires sur Youtube qui coïncide avec les sorties, réalisées par des vidéastes en tant que sketchs et non comme simples spots pubs.

    Il est évident qu’aujourd’hui ; un jeu est plus « vivant » 3 mois avant sa sortie que 6 mois après, le marketing est tellement écrasant qu’aucune chance qu’on parle d’un jeu plus de 2 mois après sa mise en vente.

    Et j’y vois quelque chose d’autre. La hype dissimule le minimalisme d’un jeu. MGS V par exemple ; tant loué et au final bah… C’est un bon jeu mais y a aussi pas mal de défauts. Far Cry 4 aussi ; c’est du 3.5 mais bien vendu bien emballé. Les Assassin’s Creed, un jeu par an et à chaque fois vendu comme le « renouveau » de la série ou « un retour aux sources » ou encore « un mix entre nouveautés et le jeu préféré de la licence ». Et au final, ils nous vendent juste le même jeu que l’an passé avec un gros DLC inclus.

    Je crois que Farcry Primal truc bidule est le résultat d’une stratégie. Ici ; il y a prise de risque alors ils laissent directement voir la réaction des gens. Les gens sont tellement passionnés par les jeux, sont tellement des fanatiques, qu’ils vont relayer toutes les infos qu’ils trouvent ; se transformant eux mêmes en relais marketing. Et ils visent aussi probablement le public d’ARK et Rust qui sont des jeux indépendants.

    Il y a énormément de choses qui sont également connectées à cette hype. Par exemple, les youtubeurs… Est ce que Bob Lennon aurait autant de succès s’il ne se jetait pas sur les nouveaux jeux ? Ils deviennent également des générateurs de hype du coup. Avant c’était ton copain qui te donnait envie d’acheter un nouveau PC ou un N64 pour jouer au même jeu que lui ; aujourd’hui c’est sur twitch que ça se passe.
    Et parfois, les gens sont tellement fanatiques qu’ils la génèrent eux mêmes ; inutilement. Suffit de voir les blagues sur half-life 3 qui pullulent un peu partout alors que Valve a clairement dit qu’ils le feraient pas sans une bonne raison.

    Et enfin, votre position de journalistes vous inculpe également. Après tout est question de domestication en effet. Utiliser la hype avec parcimonie, sur des choses qui valent le coup et pas seulement dire « c’est trop bien » parce que quelqu’un d’autre l’a dit.

    Personnellement (cet article n’aura jamais de fin ; mon éditeur m’a dit de faire 3 volets mais bon, je m’appelle pas Tolkien moi !) : je hais cette hype. Parce que très souvent j’ai pris un jeu entouré de hype et en fait je l’ai posé après une semaine alors que d’autres que j’ai trouvé par moi même parce que j’avais le coup de coeur, j’y joue encore aujourd’hui. Par exemple, j’approche des 1000 heures sur Torchlight 2 alors que diablo 3 m’a soulé en une semaine ; je me sens saumon contre la hype.

    Et je conclurai par dire que cette hype a bien une origine marketing. J’en prendrais 2 exemples : Diablo 3 et X-Com.

    Diablo 3 : tout le monde m’a incité à l’essayer avant la sortie, alors que je résistais à la hype, à grands renforts d’éloges. Et puis, 3 mois après, plus rien, plus de sons plus d’images. L’extension sort, et rebelotte, on me harcèle de nouveau avec un argument qui me faisait beaucoup rire « ce n’est plus le même jeu, maintenant, c’est vraiment diablo ». Ca me donne l’impression d’entendre l’aveu « j’ai acheté un jeu moyen à cause de son nom et de son aura qui marchait sur mon côté fanatique ».

    X-Com : la communication n’était pas une énorme machine marketing et même s’il a été salué par la critique… J’ai l’impression que personne n’attend le 2 et que le premier est un peu tombé dans l’indifférence. Un peu comme Stranger’s Wrath…

    1. miniblob
      10 octobre 2015 à 8 h 52 min

      Ça c’est du commentaire argumenté ! ^^ Je ne peux que te rejoindre (notamment sur Diablo 3 que je n’ai finalement pu apprécier que dans sa version console et en oubliant totalement qu’il s’agissait d’un Diablo) mais je me demande quand même si le fait de vouloir aller systématiquement à contre-courant n’est pas une manière comme une autre d’être influencé par la mode…

    2. Demystificator
      10 octobre 2015 à 21 h 52 min

      De toute façon, on ne peut lutter contre le système car on en ferait forcément partie.

      Mais peut être que vous pouvez profiter de votre place pour mettre en garde à l’engouement excessif, ou essayer d’en créer pour des projets qui n’en bénéficient pas assez à vos yeux.

      C’est d’ailleurs je pense ce que vous faîtes avec vos tests. J’ai souvent eu l’impression sur un certain autre site que les tests manquaient d’objectivité ; pas par la personne ou l’imagination que des chèques étaient joints avec les versions presse mais plutôt parce qu’il fallait tester très vite le jeu, en pleine émulsion marketing et que le testeur finissait lui aussi influencé et se montrait indulgent avec le jeu.

      Alors que vous, vous prenez votre temps, vous essayez d’aller au bout de votre test. Du coup au moment de la publication, la hype est déjà quasiment passée ; l’état d’esprit du lectorat est forcément différent. Et vous même, vous n’êtes pas sous la précipitation, le sentiment du jeu tout beau tout nouveau a probablement le temps de retomber vous permettant de nuancer vos propos.

      Pas pour rien que je me suis inscrit à ce site ^^

    3. Verdigris
      12 octobre 2015 à 21 h 56 min

      D’accord avec toi sauf sur deux points : le coup du « Far Cry 3.5 » c’est du réchauffé. C’est toujours le vieux débat du « la suite d’un bon jeu doit-elle garder l’essentiel (à savoir le gameplay et/ou la trame scénaristique/background en fonction des jeux) et changer le décor ou bien garder l’univers et changer les mécaniques ? ». Bien sûr que Far Cry 4 ne change presque rien à Far Cry 3. Mais et alors ? Le jeu n’avait pas d’autre prétention et ceux qui ont aimés Far Cry 3 (j’en fait parti) ont pu s’éclater sur le 4.
      Et c’est comme ça pour toutes les grosses séries (COD, BF, AC, etc…). D’ailleurs la preuve que les gens ne veulent pas de changement profond : BF Hardline est détesté par bon nombre d’adeptes de BF car les mécaniques de bases ont été chamboulées. Les AC, j’aime pas (ou j’en ai fait le tour plus exactement) mais je me plains pas des énièmes suites car il y a des gens qui n’ont pas forcément joué aux premiers (et tant mieux pour eux vu comme le 1 a vieillit) ou qui souhaitent juste renouveler une expérience qui leur a plu.
      Tout ça pour dire que ce n’est pas si simple la question d’une suite et que la proportion de nouveautés à apporter et d’éléments déjà présents à garder n’est pas évidente à quantifier, surtout dans le cas général. ça reste quelque chose de très personnel et variable d’un jeu à l’autre ; pour reprendre l’exemple de Far Cry 3 et 4, j’avais vraiment envie de retrouver le même style d’univers et de gameplay que Far Cry 3 et aussi, les quelques nouveautés saupoudrées par-ci par-là on d’autant plus relancer l’intérêt de la série pour moi, mais je conçois parfaitement que ce ne soit pas suffisant pour d’autre.

      Et au juste c’est quoi le problème avec XCOM ? J’ai pas vraiment compris où tu voulais en venir en fait.
      Mais bon ça me déplaît pas de parler de ce magnifique jeu (sans doute un de mes jeux préférés). A vrai dire je l’ai découvert il n’y a qu’un an donc je ne me souviens pas du tout de sa sortie, Mais j’attends le 2 avec impatience (et j’espère que ce sera un 1.5 ^^) même si j’ai énormément de jeux en stand-by et que je ne me l’achèterais probablement qu’un an ou deux après sa sortie (avec les extensions comme j’ai fait pour le 1).

      Sinon, très bon article Miniblob tu mets des mots sur un sentiment que j’ai depuis quelques temps. D’une manière générale d’ailleurs, les papiers d’Extralife sont agréables à lire et de très bonne facture, bravo !
      Vu les quelques tests que vous avez écrits, je suppose que vous aller rester sur les jeux connus mais si jamais l’envie prend la rédaction de verser dans l’indé ça pourrait être intéressant également ;)
      (Si j’avais un jeu à vous conseiller ce serait Castle In The Darkness, un jeu de plate-forme/action (metroidvania) style 8bit sorti en Février 2015 qui paye pas de mine de prime abord mais qui s’avère excellent : très nerveux et avec une bande son géniale).

    4. Demystificator
      13 octobre 2015 à 4 h 25 min

      Ce que je voulais souligner avec le FarCry 3.5 et les licences dans ce genre, c’est que ça continue de se vendre avec la hype alors que les gens continuent de préférer le numéro précédent.

      FarCry 3 a eu un impact bien plus grand que le 4. Certes, il y a la schyzophrénie de la suite mais, son arrivée rapide, le fait que les nouveautés sont quand même timides par rapport à d’autres licences et le fait que le jeu sorte plutôt rapidement après le 3 illustre pour moi l’expression « il faut battre le fer tant qu’il est chaud », sauf que le fer, c’est le public.

      Maintenant, je suis d’accord pour dire que ça ne date pas d’aujourd’hui et je prends cet exemple parce que FarCry 4 je trouve a été très très vite oublié par rapport à son grand frère. J’aurais pu parler d’Assassin Creed 4, taxé de 3.5, complétement enterré par l’annonce d’Unity et je vois encore des gens regretter le 2… J’ai cité le premier exemple qui me venait en tête, j’ai rien spécialement contre ces jeux, ils restent malgré tout correct. La hype sert juste à les survendre.

      X-Com est un excellent jeu mais 2K, l’éditeur, a limité les diffusions (10Min de vidéo au total par maison de presse, comme il est précisé sur le Gaming Live de jeuxvideo.com). Du coup, comme tu l’as connu en retard, ça prouve bien qu’il y avait 0 hype autour du jeu alors que c’est probablement l’un des meilleurs jeux tactiques tour par tour sur PC depuis très longtemps.

      La suite en prend le chemin, j’ai personnellement hâte de le voir et j’adore ce qu’ils ont montré mais pareil, on en parle peu et le jeu aura son petit succès uniquement grâce aux fans du premier.
      Je trouve ça dommage qu’il y ait énormément de hype pour ces Assassin’s Creed, MGS qui finissent par se ressembler alors qu’une série comme X-Com qui sort des sentiers battus, on s’en moque.

  5. FoxDy
    10 octobre 2015 à 1 h 48 min Répondre

    La seule solution pour échapper à cette fameuse « hype » (soit dit en passant, je déteste cette expression très à la mode ces derniers temps), est de prendre son temps, comme dit à la fin de l’article. Et surtout, de ne plus faire attention à ce que les sites spécialisés pointent du doigts. Ils décident pour le grand public ce que ce dernier doit aimer, détester, voir ou ne pas voir. Depuis plus d’un an, j’ai déserté ces sites et n’y retourne qu’occasionnellement pour me tenir au courant des dernières nouveautés. Pour le reste, je cherche de moi-même et je n’hésite pas à me la jouer à l’ancienne, en prenant des jeux dont je ne sais rien ou pas grand chose. Quand un jeu m’intéresse (tels que Fallout 4 – fan de la saga – et Mafia III prochainement), je m’arrête au strict minimum, histoire de me garder la découverte et d’éventuelles bonnes surprises. Non seulement ça conserve une certaine magie qui m’a longtemps échappé (à force d’être trop au courant de tout, à cause de la surmédiatisation), mais en plus ça me permet de ne pas être influencée tant par un avis général que par un quelconque effet de mode.

    Du coup, oui, prenez votre temps et surtout, faites le tri…

    1. miniblob
      10 octobre 2015 à 8 h 38 min

      C’est marrant, j’ai longtemps hésité avant d’utiliser le mot « hype » que je n’aime pas trop non plus pour son petit côté à la mode. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’utilise plutôt le terme « engouement » au début, mais force est de constater qu’il ne recoupe pas tout à fait le concept de hype…

      Sinon je ne pense pas que le fait de prendre son temps prémunisse entièrement contre ce genre de phénomène. Pour ma part, je crois que je ne serai jamais totalement immunisé , d’où le fait de rester vigilant et d’accepter parfois de céder à la vague, mais avec modération et en essayant de conserver un certain recul.

  6. Eagleslash
    10 octobre 2015 à 9 h 43 min Répondre

    Article très intéressant. Moi ce qui m’embête le plus avec la « hype » c’est que lorsqu’on lance le jeu et bha on n’a aucune surprise sur le jeu étant donné qu’il y a eu des tonnes d’articles dessus (ça a par exemple été le cas pour MGS5 ). Donc je pense que pour les prochain jeu qui m’intéressent je ne lirai plus les articles les concernant car sa gâche un peu le jeu de faire un excès de news je trouve.

  7. Harakan
    10 octobre 2015 à 10 h 02 min Répondre

    Je pense que c’est un peu compliqué de se détacher volontairement de cette « hype », j’ai eu aussi ce moment où j’étais surexcité à chaque grosse annonce, puis ça a vite fait place à la lassitude et à la méfiance à force de subir des déceptions… A vrai dire la prochaine sortie qui m’excite le plus c’est celle d’Afterbirth, l’extension de Binding of Isaac Rebirth, et le jeu de 2015 qui m’a le plus marqué c’est Ori and the blind forest… Evidemment, j’ai aussi joué (et adoré) GTA V et The Witcher 3 mais sans ressentir forcément la grosse baffe annoncée, et certains m’ont laissé un goût très amer comme Arkham Knight. MGS m’intéresse pas, j’attends pas Battlefront ou Fallout 4, l’annonce de Far Cry m’a pas emballé, les AC j’en parle pas, etc…
    D’un côté j’suis « objectivement » content de pas être victime des effets d’annonces, des gros coups de com’, mais à côté j’ai un peu l’impression d’être blasé par le jeu vidéo et au final je joue maintenant assez peu…

  8. Athropos
    10 octobre 2015 à 10 h 24 min Répondre

    La « hype » ne se combat peut-être pas seulement en prenant du temps, mais elle se combat en tout cas aussi avec ce genre d’article qui donne au lecteur de quoi réfléchir sur les effets d’annonce permanents.

    Dans cette optique, publier de temps en temps un article sur une prochaine grosse sortie en faisant prendre au lecteur du recul sur le rouleau compresseur du marketing (par exemple les très bonnes remarques de PixelPirate sur le nombre de news complètement inutiles sur JVC à propos de Fallout 4) me paraît être une bonne idée et une bonne manière de combattre la hype.

  9. ghaladriel
    10 octobre 2015 à 16 h 09 min Répondre

    Je n’ai pas grand chose à dire à part que je ne comprends pas en quoi une indépendance illusoire serait mortifère.
    Pour ma part, j’avoue m’adonner à la hype avec joie mais de manière plus éclairée depuis le naufrage qu’a été pour moi Mass Effect 3. Maintenant, je me dis que je peux quand même être déçue même si je me laisse volontairement aspirer dans la vague du hype.
    Mais par exemple pour Dontnod. J’ai adoré leur premier titre « Remember Me ». Suite à ça, j’ai regardé des vidéos où ses membres illustres parlaient de leur manière de travailler, leur état d’esprit et franchement j’ai beaucoup aimé. Je les ai senti vraiment investis et honnêtes. Donc quand Life, is Strange a été disponible à la prévente, j’avoue que je me suis précipitée les yeux fermés. J’avais pleine confiance au studio et j’avais envie de les soutenir de cette manière. Et je n’ai pas été déçue.
    J’avais la même ferveur pour Jane Jensen, la maman des Gabriel Knight, mais pareil, j’ai été déçue à un moment donné par des annonces qui sont restées sans suite. Elle a créé son propre studio de développement de JV mais si c’est une bonne scénariste, tout le monde ne peut pas d’improviser développeur de JV. Donc, le dernier jeu du studio je ne l’ai pas pris et le remaster de Gabriel Knight, je prendrai plaisir à l’acheter quand il y aura dessus une bonne promo!! xD
    Maintenant, ma hype se concentre sur Mass Effect Andromeda et Sybéria 3 mais tout en gardant un peu de distance^^
    Donc je pense effectivement avoir été victime de la hype à un moment donné de ma vie et maintenant, l’expérience aidant, j’en suis devenue une actrice plus éclairée^^

  10. Virka
    10 octobre 2015 à 18 h 12 min Répondre

    Sujet qu’il faut effectivement traité, mais en distinguant le marketing officiel, donc des éditeurs, le « marketing » de la presse, c’est à dire l’excès de news, et maintenant je dirais une sorte « d’auto-marketing ». Ce dernier point est assez troublant; les éditeurs n’ont même pas besoin de faire du sur-marketing puisque les joueurs vont chercher eux-mêmes à se donner le plus envie. Par exemple à l’annonce de Fallout 4, je suis tombé par hasard sur des chaines Youtube ou les types « analysent » des trailer de 2-3 minutes. Donc pendant une heure (sans dec) ils scrutent les moindres détails d’un teaser et spéculent à donf. Le concept est chelou, mais le truc c’est que ce genre de vidéos marchent, elles font parfois des millions de vues! Les trailers ont toujours exister, mais l’engouement qu’ils suscitent est beaucoup plus impressionnant qu’il y a encore quelques années, à mon gout.
    Et la il faut absolument parler des conventions, comme, évidemment, l’E3, qui n’est plus qu’une compétition de hype. Des grosses annonces, des gars qui répètent « ce jeux sera magnifique », ou annonce un jeux, et le public, constitué de journalistes, et donc vous quand même, applaudit, hurle, est heureux qu’on lui apprenne la sortie prochaine d’un nouveau Halo…ces acclamations de la foule sont déjà une orientation, le joueur lambda qui voit le teaser peut se dire « mouais, bah logique un Halo sur la nouvelle Xbox, fallait s’y attendre » puis entend le public qui gueule et se dit « mais c’est vrai que c’est impressionnant quand même ». Perso ça m’a toujours étonné d’entendre ainsi les journalistes exprimer leur avis, et souvent ils crient pour leur franchise préférée, et déjà rien qu’ainsi créer un engouement sans que l’éditeur ne vienne à lui demander de le faire finalement…
    Bref, je suis pas très clair, mais je suis d’accord: trop de news, et perso je ne lis jamais les news sur un jeux que j’attends et dont je suis sur que je finirai par y jouer un jour l’autre, pour garder 100% de la découverte. A l’annonce de Skyrim, tout le monde regardait 100x d’affilés le trailer ou on voit seulement le TITRE du jeux…je n’ai pas vu une seule image de Skyrim, et quand j’y ai joué, je ne pouvais pas être déçu par les promesse étant donné que je n’en connaissais aucunes…
    Et en ce moment je fais ça pour Fallout 4: je ne sais RIEN du jeux, je filtre mes lectures, puisque je suis sûr d’y jouer, pourquoi je me gâcherai la surprise?