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Batman Arkham VR : Be the Batman, again

Ah ils sont taquins chez Rocksteady. Lorsqu’ils sortaient Batman Arkham Knight l’année dernière, l’accent était mis sur le fait que l’on incarnait Batman, au point d’en faire la tagline « Be the Batman ». Personne ne savait alors qu’un jeu suivrait où nous serions encore plus le Batman que la fois précédente, grâce à une expérience en réalité virtuelle. Du coup, voici Batman Arkham VR, ou « Be the Batman, for real this time. »

Tant qu’à être Batman, autant voir à travers les yeux du héros, non ? C’est exactement ce que propose Batman Arkham VR, un jeu à part entière et exclusif PlayStation VR. La démo montrée durant l’E3 se partageait en deux phases. D’abord une séquence dans le manoir Wayne. Alfred se présente devant nous, nous fait son petit speech paternaliste traditionnel, puis nous dit qu’il nous rejoint dans la batcave. Immobile devant le piano du salon, le joueur écoute son majordome puis frappe quelques notes qui déclenche l’ascenseur vers le sous-sol, direction la batcave. Plusieurs étages en contrebas, le superhéros s’équipe. Grâce aux PlayStation Move (qu’il semble nécessaire de posséder pour jouer), Batman enfile ses gants, puis son masque, attrape et teste quelques gadgets dont les batarangs, puis la démo s’arrête. En gros, il s’agissait ici de s’équiper avant de partir en mission. Direction alors la seconde séquence, dédiée pour sa part à ce qui devrait être le cœur du jeu, les phases de détective.

batman_arkham_vr_0001Ici, le corps sans vie de Nightwing gît dans une ruelle et il faut découvrir les indices qui permettront de comprendre ce qu’il s’est passé. Tout rappelle les séquences d’enquêtes des Batman Arkham, avec notamment la possibilité de rembobiner ou d’avancer dans le temps pour étudier la situation au mieux. Une grosse différence est toutefois à noter, l’impossibilité de se déplacer librement dans le décor. À la place, des points d’observation fixes sont prévus et Batman peut se téléporter de l’un à l’autre à volonté. Oui, oui. J’ai bien dit se téléporter puisqu’il n’y a aucune transition entre les angles, c’est exactement comme si nous passions d’une caméra de sécurité à une autre, ce qui brise du coup la forte immersion présente jusque là. Pour en avoir discuté avec les développeurs, ce point n’est pas nécessairement représentatif du reste du jeu, mais personne n’a pu confirmer que Batman serait bien capable de se déplacer dans l’espace. Figer le héros est potentiellement une manière de contourner les problèmes de motion sickness avec la réalité virtuelle, qui sait… C’est d’ailleurs cette même approche que le studio Double Fine adopte avec Psychonauts in the Rhombus of Ruin, également en VR.

Mais là n’est pas le potentiel souci de Batman Arkham VR. Alors que Rocksteady assure qu’il s’agit d’un vrai jeu et qu’il fait tout pour éviter le syndrome mini-jeu, le studio estime la longévité de l’expérience à… une heure, voire le double pour qui souhaite découvrir tous les secrets. Et encore, il s’agit ici d’une estimation du studio ! Ce qui veut probablement dire que la durée de vie réelle est encore plus petite… Du coup, c’est un bilan très mitigé pour ce Batman Arkham VR. D’un côté, il y a la chouette narration typique des jeux Arkham ainsi que la réalisation graphique et audio ultra soignée qui nous plonge dans Gotham. D’un autre, il y a cette drôle de sensation de ne pas pouvoir bouger et surtout cette durée de vie rikiki, qui laisse bien penser que le jeu n’aura pas du tout la même portée que les autres épisodes de la série Arkham.

La découverte de BurgerTime aux débuts des années 80 aura clairement affecté la vie de ce grand bonhomme. Non seulement, Jihem a développé une passion pour les jeux vidéo, mais il a également choisi de s'installer au pays du hamburger. Sa mère est plutôt heureuse qu'il n'ait pas découvert les jeux avec Boogerman.

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