Plants vs Zombies : Garden Warfare 2 – Le potager porte ses fruits Test JV

Plants vs Zombies : Garden Warfare 2 – Le potager porte ses fruits

Le printemps se décide enfin à se montrer et vous vous dites que c’est un peu tard pour débuter votre potager ? Ne baissez pas les bras, allez de ce pas semer vos petits pois si vous ne voulez pas vous retrouver sur la paille quand les zombies débarqueront. En effet, seuls les fruits, les légumes et les fleurs seront capables de nous protéger lorsque les morts vivants se lèveront et marcheront fourchette à la main à l’assaut de nos cerveaux. C’est justement dans cet affrontement épique que nous plonge la licence Plants vs Zombies, laquelle revêt une nouvelle fois les atours d’un TPS multijoueur avec ce Garden Warfare 2.

Voilà déjà sept ans que la licence Plants vs Zombies s’est incrustée dans le petit monde du jeu vidéo. La série s’est rapidement fait connaître en proposant des tower defense assez simplistes dans leur gameplay mais qui exploraient avec pas mal d’humour un univers totalement déjanté. C’est en exploitant ce background atypique que PopGames a accouché il y a deux ans d’un TPS multijoueur judicieusement intitulé Garden Warfare. Si le titre n’a pas reçu à l’époque un accueil critique extraordinaire, il a su au fil du temps se doter d’une belle communauté de joueurs. Il faut dire que les nombreuses promotions dont il a fait l’objet ont permis au plus grand nombre d’en découvrir les charmes. Pour être tout à fait honnête, votre serviteur avait lui même assez mal jugé ce premier opus à sa sortie avant de se rendre compte, quelques dizaines d’heures de jeu plus tard, qu’il proposait en réalité une profondeur insoupçonnée. Vous serez peut-être surpris d’apprendre que sous leurs airs rigolos et colorés, les Garden Warfare jouissent d’un gameplay particulièrement riche et d’un réel aspect stratégique.

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En route pour le jardin !

Sans surprise, Garden Warfare 2 reprend grosso modo la même recette que son aîné, c’est à dire qu’il s’agit aussi d’un TPS axé multijoueur mettant en scène des zombies et des plantes aux pouvoirs bien spécifiques, des classes bien identifiées en somme. Mais cette fois-ci, la plus grosse nouveauté tient à la possibilité de découvrir tout ce beau monde par le biais d’un mode solo bien plus fourni.

Le Front de jardin fait à la fois office de hub bourré de secrets et de terrain d'entraînement.

Le Front de jardin fait à la fois office de hub bourré de secrets et de terrain d’entraînement.

En effet, en lançant le jeu on se retrouve directement projeté dans le « Front de jardin », un hub relativement grand dans lequel plantes et zombies se mènent une guerre incessante. Ce terrain de jeu regorge de trésors, de secrets, de défis et d’activités annexes, mais c’est surtout l’occasion de découvrir deux campagnes solo distinctes organisées comme une succession d’objectifs. Autant vous prévenir, il ne faut pas s’attendre à un scénario incroyable, le but affiché est plutôt de familiariser le joueur en douceur avec les subtilités du gameplay tout en apportant une petite touche d’humour.

Certes les missions sont loin d’être toutes passionnantes, mais on peut tout de même saluer l’effort de proposer un didacticiel d’un tel acabit qui permettra aussi bien aux nouveaux venus de se faire la main, qu’aux habitués de découvrir les nouvelles classes qu’ils vont progressivement débloquer.

Du rififi dans le potager

Les différents modes multijoueur réservent en revanche assez peu de surprises. On retrouve ceux qui faisaient déjà le sel du précédent volet, à savoir principalement du team deathmatch, une variante de capture du drapeau avec un nain de jardin explosif, de la défense de zone en coop à quatre et un mode axé sur la conquête avec des objectifs successifs sur de grandes maps. Notez tout de même que ces deux derniers ont subi quelques réajustement puisque désormais les plantes comme les zombies peuvent aussi bien jouer en position offensive que défensive.

Chaque personnage se joue de manière très différente.

Chaque personnage se joue de manière très différente.

Les maps sont heureusement totalement originales, et on profite entièrement de leur folie dans ces fameux mode mettant l’accent sur la conquête. C’est en effet l’occasion de mesurer le soin qui a été apporté au level design afin que les environnements puissent être le théâtre d’affrontements très variés. La variété est en effet le maître mot qu’il faudrait retenir pour qualifier les parties de ce Garden Warfare 2. Dans chaque camp on a la possibilité d’incarner sept classes de personnages bien distinctes (contre quatre dans le premier opus), et chacune de ces classes dispose encore d’une multitude de déclinaisons. Comprenez par là que non seulement vous pouvez choisir quel rôle vous tiendrez au sein de l’équipe, suivant que vous préfériez soutenir vos collègues, partir dans la mêlée ou allumer les ennemis de loin, mais en plus que vous pouvez opter pour une arme qui fera des dégâts de zone, qui ralentira vos adversaire ou qui les empoisonnera…

Si la richesse et la diversité est bel et bien au rendez-vous, on reprochera tout de même au contenu de faire quelques impasses. On pense notamment au mode écran partagé qui est bien présent, mais qui ne permet pas de s’adonner à des parties online alors que la communication autour du jeu le laissait supposer avant sa sortie. On trouve encore quelques petits bugs sans grande importance, mais on peut toujours espérer que les corrections finissent par arriver puisque le jeu a déjà subi quelques petits ajustements depuis son lancement.

La patience du jardinier

C’est bien connu, la vertu cardinale du bon jardinier, c’est sa patience. Et de la patience, il en a fallu pas mal aux joueurs de Garden Warfare 2 qui ont découvert le titre à sa sortie, pas tant pour supporter les quelques petits bugs, mais plutôt pour garder leur sang froid face au déséquilibre flagrant entre les différentes classes. En un mot, les plantes finissaient toujours par avoir le dessus et la Rose tout particulièrement brillait par son efficacité. Rassurez-vous, les choses sont rentrées dans l’ordre assez rapidement, mais il est toutefois possible que ce premier contact ait refroidi une partie de la communauté naissante.

Le système de progression peut être frustrant mais heureusement les joueurs du premier opus retrouveront les personnages qu'ils ont déjà débloqués.

Le système de progression est laborieux mais heureusement les joueurs du premier opus retrouveront les personnages qu’ils ont déjà débloqués.

L’autre partie de cette communauté doit faire avec un système de progression qui peut s’avérer un poil frustrant. En effet, aux côtés de la désormais traditionnelle montée de niveau propre à chaque archétype de personnage et permettant de débloquer des compétences qui simplifient la vie des joueurs les plus assidus, on retrouve aussi des mécaniques héritées directement des free to play. Ainsi vos faits d’armes vous rapportent une monnaie virtuelle qui peut être échangée à la boutique pour des packs de cartes. Ces fameuses cartes débloquent plus ou moins aléatoirement des options cosmétiques mais aussi de nouveaux archétypes de personnages. Vous comprenez l’astuce, il n’y a aucun moyen de savoir à l’avance ce qui va sortir du booster, c’est un modèle qui s’amuse à jongler avec la surprise et la frustration du joueur pour l’inciter à poursuivre sa progression.

Ce fameux système amène forcément à se questionner sur le modèle économique du jeu. Autant vous prévenir, si vous ne pouvez pas gérer cette frustration et que vous êtes du genre à passer à la caisse en espérant accélérer votre progression, Garden Warfare 2 et sa boutique intégrée peuvent vite se transformer en attrape nigaud. Mais en prenant un peu de recul, il faut bien reconnaître que le titre ne se transforme jamais en pay to win et qu’on peut parfaitement profiter pleinement de son contenu pléthorique sans jamais passer par la case microtransaction. Il n’y a donc rien de honteux à ce qu’il soit proposé au prix fort, et pourtant on ne peut qu’espérer qu’EA finisse par le brader, comme il l’avait fait avec le premier opus, afin d’attirer le plus grand nombre sur ce multi qui mérite le détour.

L'avis d'extralife
  1. Développeur : PopCap Games
  2. Éditeur : EA
  3. Genre : TPS multijoueur
  4. Date de sortie : 25 février 2016
  5. Support : PC, PS4, Xbox One
  • plants_vs_zombies_garden_warfare_2_jaquetteNe vous fiez pas à son look enfantin et à son humour potache, Garden Warfare 2 n'est pas un simple jeu prétexte destiné à exploiter une licence juteuse. C'est un TPS d'une grande générosité et doté d'une dimension stratégique qui saura satisfaire les amateurs de multi les plus exigeants, à condition bien entendu de ne pas être rebuté par son système de progression particulièrement lent et qui demande un certain investissement.
4

Tombé sur Terre un peu par hasard, le blob dévore mollement tout ce qu'il trouve dans l'espoir de comprendre son environnement. Ne jugez pas trop sévèrement son appétit vorace ou vous risquez d'être au menu de son prochain repas.

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