Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle : Le mariage parfait ?Test JV

Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle : Le mariage parfait ?

C’était un peu la surprise de l’E3 dernier (même s’il avait fuité auparavant), un jeu de combat tactique au tour par tour mêlant l’univers de l’ex-plombier de Nintendo à celui des petites bêtes complètement débiles d’Ubisoft. Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle, c’est son nom, nous propulse dans le royaume Champignon, mis en péril non pas par un certain Bowser (quoique…), mais par ces fichues bestioles aux grandes oreilles qui se sont emparées d’un casque permettant de fusionner les objets entre eux. Tel est le « Peach » de départ de ce cross-over pour le moins inattendu, mais diablement efficace…

Vous croiserez inévitablement des têtes bien connues de l’univers Mario.

Reconnaissons tout de même que de prime abord, l’union entre ces deux mondes a de quoi laisser perplexe. En effet, comment allier une icône de la plateforme telle que Mario au caractère complètement loufoque et déjanté des Lapins Crétins ? Pour commencer, Ubisoft a eu l’intelligence de sortir un peu du cadre habituel des licences susmentionnées, tout en gardant certains ingrédients indispensables aux deux séries. On retrouve ainsi l’humour décalé et très particulier des Lapins Crétins, savamment distillé à travers le jeu, sans surdose ni lourdeur, nos chers mammifères assumant finalement le rôle de seconds couteaux. Les aficionados de Mario voyageront en terrain connu, puisqu’ils arpenteront les chemins du royaume Champignon, avec ses personnages emblématiques, ses interrupteurs à activer et ses blocs à déplacer ou à détruire. Le tout est magnifié par une réalisation graphique et artistique de qualité et une bande-son de haut vol. Premier coup de chapeau aux développeurs donc, qui ont su marier les deux univers, tout du moins sur la forme.

Un bien joli croisement entre un Lapin Crétin et DK…

Quid du fond ? Et bien, Ubisoft signe là aussi une bien belle réussite. Le choix du genre combat tactique au tour par tour est pertinent et le gameplay se montre à la fois accessible et intelligent. Le joueur dirige donc une équipe de trois personnages, aux capacités diverses et complémentaires, auxquels viendront s’ajouter d’autres héros au fil de l’aventure. Légèrement armés au départ, nos protagonistes débloqueront rapidement de nouveaux équipements en explorant les moindres recoins de la quarantaine de niveaux disponibles (répartis en quatre mondes) et du hub central. De même, ils apprendront de nouvelles compétences en venant à bout des ennemis qui se dresseront sur leur chemin. Ainsi, le groupe s’aguerrit à mesure que la difficulté augmente et la progression se fait naturellement et sans heurt.

Les zones de combat regorgent d’endroits où se planquer.

L’équilibre entre les phases d’exploration, propices aux puzzles en tous genres, et d’action est justement dosé, même si l’ensemble souffre d’une certaine redondance. Heureusement, les objectifs et le bestiaire varient régulièrement et demandent donc au joueur de s’adapter à la situation. Si foncer tête baissée peut s’avérer une stratégie viable lorsqu’il s’agit d’atteindre une zone d’extraction, il faut se montrer bien plus prudent durant une escorte et veiller à éliminer le plus d’ennemis possible. De même, les acolytes et les éboovanteurs, respectivement soigneurs et dps à distance, sont des cibles prioritaires, contrairement aux démolisseurs, certes puissants, mais particulièrement lents.

Chaque monde se compose d’une petite dizaine de niveaux.

Appréhender l’environnement sera également une des clés de la victoire, le level design misant à fond la carte de la verticalité. Les blocs de couverture sont légion et favorisent le jeu défensif. Les nombreux tuyaux reliant les différentes zones de la carte viennent contrebalancer cela et apportent une touche de dynamisme, en empêchant le joueur de prévoir plusieurs coups à l’avance. Le placement et les lignes de vue sont donc des notions capitales, mais très rapides à maîtriser grâce à des mécaniques simplifiées par rapport à la concurrence (on pense inévitablement à XCOM) et à une interface claire. Au final, Mario + The Lapins Crétins a bien peu de choses à se reprocher, si ce n’est un manque de visibilité lorsque la caméra est fixe et une relative imprécision dans les déplacements en phase d’exploration car le personnage que le joueur contrôle, BeepO, est bien moins visible que ses compagnons et le regard se porte naturellement sur le plombier en salopette plutôt que sur ce qui ressemble étrangement à un aspirateur-robot…

L'avis d'extralife
  1. Développeur : Ubisoft
  2. Éditeur : Nintendo
  3. Genre : Combat tactique
  4. Date de sortie : 29 août 2017
  5. Support : Switch
  6. PEGI : 7 et plus
  • Une excellente pioche que ce Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle. Riche, accessible, intelligent et même drôle parfois, le jeu des studios Ubisoft nous scotche à la manette jusqu’au bout. Les deux univers se mêlent avec brio, sublimés par une réalisation au poil, une bande-son délectable et un gameplay équilibré et plus technique qu’il n’y paraît. Le pari était osé, mais il est remporté haut la main !
4

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1 commentaire

  1. Auzpec
    19 octobre 2017 à 22 h 13 min

    Si je chope une switch un de ces quatre, je saute sur ce jeu !

    Ce jeu respire Nintendo ; excellent taf Ubisoft.

Réponse