Omen – A reign of war : Affrontements olympiquesTest JDS

Omen – A reign of war : Affrontements olympiques

En tant que fils d’Odin, votre puissance n’a pas d’égal. Néanmoins, seul l’un d’entre vous obtiendra la faveur des Dieux et pourra siéger sur le trône de toute la Grèce. Ainsi, il vous faudra affronter votre rival dans un duel fatricide où le vainqueur sera couvert de gloire et le perdant tombera en disgrâce.

Omen – A reign of war n’est pour l’instant disponible qu’en anglais. Si les règles (en ligne sur le site de l’éditeur) et les mécaniques du jeu sont simples et classiques, un niveau minimal dans la langue de Shakespeare est recommandé pour profiter pleinement de toutes ses subtilités. Enfin, cet article ne couvre que la boîte de base, la saga Omen s’étant enrichie de plusieurs extensions standalone au fil du temps. Le prochain opus, intitulé Heir of the Dunes, a pour thème l’Égypte antique et sera lancé sur Kickstarter le 5 septembre 2019.

Omen – A reign of war est un jeu d’affrontement pour deux on ne peut plus classique du point de vue de sa structure. Chaque protagoniste dispose d’une main de cartes symbolisant les unités qu’il va pouvoir déployer sur l’une des trois cités du plateau central, tout cela dans le but de marquer un maximum de points de victoire. Pourtant, le jeu s’avère plus riche et plus subtil qu’il n’y paraît. Avant d’entrer dans le vif du sujet, tâchons de résumer les différentes étapes qui viennent rythmer une partie d’Omen.

Chaque tour se compose de six phases, durant lesquelles le joueur accomplit un certain nombre d’actions et activent divers effets. Il commence d’abord par piocher des cartes et/ou prendre des pièces de la réserve, ce qui lui permet ensuite de déployer des unités et de commencer à asseoir sa suprématie. S’il a posé une carte Oracle (il existe plusieurs types d’unités : soldats, héros, esprits, etc.), son effet s’active. Vient alors la phase des Dieux, au cours de laquelle le joueur peut marquer des points de victoire, à condition qu’il ait respecté la volonté d’un ou plusieurs représentants du Panthéon (nous y reviendrons). Une fois toutes ses étapes accomplies, les rivaux peuvent alors se livrer bataille dans les cités du plateau et espérer obtenir des récompenses sous forme de points de victoire (là aussi, nous y reviendrons). Enfin, l’offrande aux Dieux, sixième et dernière phase d’un tour, consiste à défausser une unité en main en échange d’un certain nombre de cartes de la pioche et/ou de pièces d’or. Les tours s’enchaînent ainsi jusqu’à ce que l’une des deux conditions de victoire soit atteinte : lorsqu’un joueur a obtenu les faveurs de cinq Dieux ou lorsque la pile de récompenses de deux cités ou plus sont vides, la partie prend fin. Le héros possédant le plus de points de victoire est déclaré vainqueur.

Sachez toutefois que les Dieux sont capricieux et n’accordent pas leur confiance à n’importe qui. Pour empocher les deux points de victoire, le prétendant au trône devra accomplir certaines actions spécifiques : ainsi, Athéna impose le déploiement d’un soldat dans chaque cité tandis qu’Arès exige le placement de cinq unités dans une même ville. Piliers de la stratégie du jeu, les Dieux constituent une véritable feuille de route particulièrement utile pour les joueurs qui, en fonction de leur main, pourront se fixer des objectifs au fur et à mesure de la partie, jusqu’au dénouement final. Les combats dans les cités revêtent également une importance capitale et permettent d’emmagasiner un grand nombre de points. En effet, lorsqu’un héros est déclaré vainqueur dans une ville (la force combinée de ses unités est supérieure à celle de son adversaire), il obtient un jeton récompense d’une valeur de deux points, bonus qui se verra réduit à un s’il décide lors d’un prochain tour de bénéficier de l’effet (particulièrement puissant, soit dit en passant) indiqué sur son verso. À lui donc de décider si le jeu en vaut la chandelle. C’est d’ailleurs une mécanique omniprésente dans Omen. Tout au long de la partie, le joueur sera confronté à des choix plus ou moins importants, la plupart des éléments de la boîte ayant une double utilité (voire une triple utilité s’agissant des cartes Héros) et les cartes étant en unique exemplaire. En fonction des besoins à l’instant T, il faudra privilégier la pioche de cartes ou de pièces d’or en début/fin de tour, en tenant compte du hasard lié au tirage. Si l’adversaire se montre trop menaçant, il vaudra peut-être mieux ne pas déployer et sacrifier une unité pour lui mettre des bâtons dans les roues. Autant de micro-dilemmes qu’il faudra résoudre pour sortir victorieux de ce duel, sans que cela ne nuise au rythme de la partie. Tous ces éléments mis bout à bout font toute la richesse d’Omen, qui constitue une valeur sûre du jeu d’affrontement.

L'avis d'extralife
  1. Auteur : John Clowdus
  2. Illustrateurs : Michael "Riiven" Ng, Justin Hernandez, Jason Benningfield, Sandro Ryback, John Ariosa
  3. Éditeur : Kolossal Games
  4. Genre : Affrontement
  5. Nombre de joueurs : 2 joueurs
  6. Durée : 90 minutes
  7. Date de sortie : 2018
  • Accessibilité, fluidité, rapidité, interactions, coups fourrés... Tous les ingrédients du jeu d'affrontement idéal sont réunis dans la boîte d'Omen - A reign of war. Il compense largement son manque d'originalité et se démarque de la concurrence en s'appuyant sur des mécaniques plus riches et plus subtiles qu'il n'y paraît et en confrontant sans arrêt les joueurs à des choix. Il ne reste plus qu'à espérer l'arrivée d'une édition française, ce qui lui donnerait toute la lumière qu'il mérite.
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1 commentaire

  1. Lauike
    Lauike
    13 août 2019 à 19 h 10 min

    Coucou extralife petite question pour l’équipe je viens de remarquer que sa aller bientôt faire un ans que vous n’aviez pas sortir de test de jeux vidéo et je me demandais si c’était une question de manque de temps ou que aucun jeux de cette année 2018-2019 ne vous intéresser ?

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